taute de concurrents, un considérable surcroit de béné-
ces.
Oh, rassurez-vous, chers collègues, je ac vous ai pas dit tout cela pour vous décourager. Mais le tenais à vous faire comprendre que les seules mesures administratives ne suffiront pas et qu'il nous faut tâcher de combattre le mal dans sa racine même, c'est-à-dire trouver quelque chose pour qu'il n'y ait plus d'opkomanes. Car tant qu'il y aura des gens adonnés à ce vice, rien, ni personne ne les empêchera de se procurer, par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix, la drogue qui tue l'é- nergle.
A mon humble avis, il faudrait entreprendre une in tense propagande anti-narcotique dans tout l'Orient, et même en Europe. J'ai lu dernièrement un livre édité à Paris depuis peu et intitulé « Opium et opiomante, dans lequel l'auteur raconte comment ce vice se répand en Occident par l'intermédiaire de quelques Européens de retour des colonies.
La cinquième Commission a fait, certes, tout son pos- sible, pour aider l'Assemblée dans l'accomplissement de cette noble tâche, et la peine qu'elle s'est donnée est vraiment digne de tout éloge. Et la Société elle-même. par les efforts qu'elle fait, pour sauver de ce fléau une bonne partie du genre humain, mérite une reconnaissance Infinie. L'humanité entière lui doit une gratitude immense. Sans préjudice des mesures prises par l'Assemblée, Je propose donc que le Comité d'hygiène soit chargé de l'édition de nombreuses brochures contre l'opium, que l'on ferait écrire par les médecins du monde entier. Il va sans dire que ces brochures doivent être éditées dans l'idiome des pays sus-indiqués et dans un langage ausei simple que possible. On répandrait ces brochures par l'intermédiaire des membres intéressés de notre Société dans les contrées où l'oplum fait ses ravages, et je puis assurer que cela fera un effet bien plus efficace que telle ou telle mesure douanière.
On dépense beaucoup d'argent Dour combattre le ty- phus, la peste et le choléra. Pourquoi n'en dépenserait-on pas un peu pour combattre l'opiomanie? Je connais la mentalité orientale. Une propagande de ce genre venue de l'Occident, surtout au nom de la Société des Nations, qui a là-bas un grand prestige, ne sera pas inutile, j'en uis certain.
Sans cette propagande salutaire, rien ne servira de imiter le trafic illicite de l'opium.
Je répète une fois de plus que la plus grande attention loit être attachée à cette question. Celui qui connaît l'O- ient et qui a eu l'occasion de rencontrer dans les rues :es fantômes vivants qu'on appelle opiomanes, compren- Ira pourquoi la Société des Nations se préoccupe tant le résoudre ce terrible problème.
Pour finir, je remercie très chaleureusement, de la art de mon pays, la Société des Nations pour les peines qu'elle se donne afin de parer à ce fléau, car c'est sur- out en Orient qu'il sévit le plus gravement, et je suis ersuadé que tous les autres pays producteurs d'opium ▸ joindront à ces remerciements. (Applaudissements).
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Monsieur le Pré- M. van SWINDEREN (Pays-Bas). dent, Mesdames, Messieurs, permettez-moi, en quelques ots, de motiver mon vote en faveur des propositions
résolution qui vous ont été proposées.
Le rapport dont notre honorable collègue M. Ferreira ent de vous donner lecture, mentionne le rôle que le ouvernement des Pays-Bas a joué en 1912 dans la ge- se de la Convention réglant le trafic de l'ophum. Ce ›uvernement a étéen suite le gardien du nouveau-né du- nt la guerre, et c'est à sa demande que l'Assemblée a é saisle, l'an dernier, de la question de savoir à qui comberait, à l'avenir, le soin de son exécution et le con- ble de sesactes. C'est la Société des Nations même qui été désignée pour ce poste de confiance.
Il est donc tout naturel que le Gouvernement des Pays-
as alt suivi, avec un intérêt tout particulier, les travaux Le l'Assemblée a consacrés à cette matière, et il est
ureux de pouvoir signaler, avec une satisfaction toute éciale, les résultats obtenus.
seek these drugs everywhere with feverish anxiety. More- over, these chemical products can be obtained at a low price, and are therefore sold very cheaply throughout Europe.
They are carried about by hawkers, who do a good trade, and make a great deal of money by selling these products. The effects of these chemical products are not the same as the effects of the natural products. The chemical changes that take place inside the plant through the action of the sun do not produce the same effects as a synthetic drug. Those who are addicted to the use of these drugs feel a curious satisfaction in inciting others to share in their sensations and to partake of them. The evil is spreading throughout Europe, and the future of our race is at stake if It persists. Moved by the fear of this terrible scourge, the French Govern- ment thought it necessary to ask the Fifth Committee to recommend the Assembly to request the Council to beg the Governments to call together a new Conference to consider at once these new drugs which are ravaging humanity; but several members of the Fifth Committee did not absolutely support that view. They said the question had not been sufficiently studied, that a questionnaire had already been addressed to the Governments, a reply to which had not been received, and that the matter should be delayed until more information had been received on the subject. On the pro- posal of M. van Swinderen, the Dutch Delegate, however, the Fifth Committee put forward the eighth Resolution, which requested the Advisory Committee, who are already occupied in making enquiries about opium, to extend their Investigations, so as to include, not only the drugs mentioned In the Convention of 1912, but also all dangerous drugs, of whatever origin, which produce similar effects. The French Government accepted this proposal, not because they do not think a new Conference ought not to be called at once, but because they realise the urgency of the problem is so great that any step taken in the matter will satisfy them.
France, therefore, has accepted this proposal, and is con- fident that, as the Committee has given her the principle she wants, and as the eyes of all humanity are fixed on this problem, the Advisory Committee, as soon as it begins looking into the question of these synthetic drugs and other drugs besides opium, will at once see the serious state of the problem, and the necessity of calling a new Conference to draw up a new Convention to deal with the matter. The problem has already been tackled in the East, and it remains for us in the West to set an example by attacking this danger which has arisen since the war in the West.
M. FERREIRA (Rapporteur).
Interpreter:
I wish to say a few words in order to fill up a gap in the Report which I previously read. As regards the sixth recor mendation, which reads: The Assembly urges those States Members of the League, which have not yet signed and ratified the Opium Convention to do so as soon as possible," the following Members of the League have not yet ratified the Opium Convention of 1912 or signed the Protocol of 1914: Albania, Argentine, Chile, Colombia, Costa Rica, Esthoniia, Finland, Latvia, Lithuania Paraguay, Persia, Salvador, Switzerland. The following Members have ratified the Convention, but have not signed the Protocol of 1914: Denmark and Venezuela. I think I express the feelings of all the members of the Committee in appealing to those States to co-operate in the work which the League of Nations is pursuing. With regard to the point to which M. Hennessy referred, in reference to the eighth recommendation of the Fifth Committee, I think I can reassure him. I am convinced that the same spirit which animated the Hague Conference will also animate the Advisory Committee in its researches.
The PRESIDENT.
Interpreter:
Gentlemen, as no other Member wishes to speak, the debate is brought to a close.
I will now put to the vote the Resolutions which you will find on pages 2 and 3 of the Report.
Does anyone wish for a roll-call?
If not, I declare the Resolutions carried unanimously,
En vérité, la Société des Nations a tout lieu d'être itsfaite de son œuvre et une belle page va être ajoutée 1 (Applause.)
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ees annales. Dans une harmonie parfaite, des résolutions ont été prises, qui tendent à réduire de plus en plus les ravages moraux et physiques causés par l'abus de la drogue nuisible. Les vues larges de notre Société sur le bien-être du genre humain ont triomphé de toutes les considérations d'ordre national, et les grands et petits pays, producteurs de ce dangereux pavot, salubre et fu neste à la fois, n'ont pas hésité à faire taire leurs intérêts matériel devant les exigences supérieures de l'humanité. Dans la résolution sur laquelle vous êtes appelés a vous prononcer, la convention de l'oplum vient de se voir administrer une nouvelle injection fortiflante et la vole est tracée dans laquelle il faudra poursuivre pour élargir le terrain sur lequel ses effets blenfaisants pour- rout se faire sentir.
En réservant aux recommandations qui nous sont sou- mises un appui solide, basé sur la ferme volonté de contribuer à restreindre l'étendue de ce mal horrible, mous ferons une bonne besogne.
En rendant de plus en plus infranchissables les obsta- cles que nous avons déjà dressés devant celui que je ne peux m'empocher d'appeler le serpent dans le pa- radis botanique», nous nous approcherons lentement du millenium ou la pipe meurtrière sera complètement relé- guée au musée dans les chambres d'horreur, parmi les Instrument historiques de torture. (Applaudissements), Ainsi, nous aurons la satisfaction de pouvoir démontrer que le proverbe anglais : all ends in smoke fait fal- Ilte devant l'opium qui, grâce à notre œuvre, sera rédult
son seul rôle légitime, le rôle médicinal, et ne se résou dra plus en fumée.
Soustraire l'humanité aux dangers d'un assoupissement moral, voilà, dans sa conception la plus large, le but élevé des résolutions qui vous sont soumises et que lo Gouvernement des Pays-Bas acclame avec une satisfac- tion toute particulière. (Applaudissements).
M. Jean HENNESSY (France). Monsieur le Présl- dent. Mesdames, Messieurs, je me propose de soutenir la huitième résolution que la cinquième Commission vous demande de voter. Elle a été exposée dans son principe par l'honorable rapporteur, M. Ferreira, Elle a trait uni- quement à la question des succédanés de l'opium et de la cocaïne.
L'Assemblée sait que la convention signée en 1912 ne vise que les produits de la capsule du pavot somnifère et de la feuille de l'erectrixylon coca. Ce sont donc unique- ment les produits végétaux ou dérivés des alcaloïdes qu'ils fournissent qu'actuellement nous pouvons poursul- vre aux termes de la convention. Et, cependant, un fléau redoutable menace aujourd'hui non seulement les populations des grandes villes de notre civilisation, mais belles de nos campagnes.
On fabrique par synthèse des produits chimiques qui ont la même composition que ceux dérivés de l'opium ou de la coca. Les malades qui commencent à les absor- ber sur la recommandation des médecins et qui trouvent on eux un principe curatif sont pris quelquefois par une étrange passion. Les sensations qu'ils éprouvent, l'état mental que l'absorption de ces produits peut susciter en eux, l'action physique qu'ils exercent déterminent chez les individus une passion nouvelle. Lorsqu'ils en prennent l'habitude, lorsqu'ils s'asservissent à ces drogues dan- gereuses, ils sont constamment en quête pour les trouver. en eux et l'action physique qu'elle exerce déterminert chez ces individus une passion nouvelle. Lorsqu'ils ont pris l'habitude, lorsqu'ils sont asservis à ces drogues dan- gereuses, ils sont constamment en quête d'elles. Ils sont pris par l'accoutumance, ils recherchent avec une in- quiétude fébrile le produit qui va créer chez eux les Sensations qu'ils désirent. Alors ils se dirigent vers les Officines louches où ces produits sont détenus.
Bien plus, comme ces produits d'origine chimique sont fabriqués relativement à bas prix, ils peuvent être ven- dus à des prix encore modérés par des colporteurs clan- destins. En quelques heures, en e vendant quelques granimes, ceux-ci peuvent réaliser un bénéfice important. Is sont par conséquent les agents actifs de la distribution de ces produits.
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